1er Mai : Travailleurs du service public européen

Conditions de travail, News
USF

Les travailleurs du service public européen protestent et s’organisent pour le respect, l’amélioration des salaires et la démocratie au travail

Les bulletins d’information précédents de la FSESP ont montré que les travailleurs du service public européen prennent l’initiative pour obtenir de meilleurs salaires. Les actions se poursuivent avec de nombreux syndicats actuellement impliqués dans des conflits salariaux :

  • Roumanie : les travailleurs de la santé et des services sociaux réclament une augmentation de salaire et le droit de négocier des conventions collectives ;
  • Portugal : les syndicats participent aux négociations salariales dans la compagnie des eaux AdP, le syndicat STAL organisant une action de grève car l’employeur ne se montre pas coopératif ;
  • Pays-Bas : le syndicat FNV a lancé sa campagne de soutien aux négociations salariales au sein du gouvernement central par un grand rassemblement de gardiens de prison et autres ;
  • Espagne : les protestations se poursuivent au sujet des retraites et de l’emploi ;
  • Belgique : nos affiliés représentant les travailleurs du gouvernement fédéral organisent une action de grève le 30 avril pour protester contre les réductions de services ;
  • France : Les affiliés de la FSESP se joignent à une journée nationale de protestation et de grève le 22 mai pour obtenir une augmentation des salaires après des années de gel.

Nos collègues allemands ont montré que ces actions portent leurs fruits en ver.di. À la suite d’une série de grèves et de manifestations, cette journée a obtenu l’un des meilleurs résultats depuis des années.  Et je parie que la plupart sinon tous ceux qui se plaignent des grèves et des syndicats ne rejetteront pas l’augmentation de salaire lorsqu’elle figurera sur leur fiche de paie. Au Danemark, entre-temps, le premier résultat a été obtenu dans les négociations du secteur public avec un accord couvrant certains groupes de travailleurs dans les régions. D’autres syndicats continuent de négocier et, au moment où j’écris ces lignes, aucun accord n’a encore été conclu pour les travailleurs des municipalités et de l’État. Une grève est toujours prévue.

Et d’autres affiliés sont tout aussi actifs. Les travailleurs ukrainiens du nucléaire cherchent à améliorer leurs conditions de travail et exigent du gouvernement un plan à long terme pour le secteur. Et comme nous restons en Ukraine, nous avons écrit au Premier ministre du pays pour exiger la fin de la violence contre les sections locales des syndicats. Des voyous ont chassé les dirigeants syndicaux du bâtiment du syndicat à Uzhhorod, en Zakarpathie. Nous sommes en contact avec les services européens pour l’action extérieure afin qu’ils fassent pression pour obtenir une réponse plus énergique de la part du gouvernement. Un message de soutien a également été envoyé au syndicat grec des travailleurs de l’énergie qui a organisé une grève de 48 heures et une manifestation le 25 avril pour protester contre la privatisation et le démantèlement de leur entreprise. Le syndicat cherche à exercer une influence sur les décisions et à obtenir le retrait de la législation.

Journée internationale de commémoration des travailleurs

Dans de nombreux pays, les actions et la mobilisation s’inspireront des importantes journées internationales qui s’annoncent et au cours desquelles le mouvement ouvrier soulignera ses engagements et ses revendications pour un avenir meilleur. La Journée internationale de commémoration des travailleurs est célébrée le 28 avril et est organisée cette année par la Confédération syndicale internationale sous le thème général “Les lieux de travail organisés sont des lieux de travail plus sûrs”.

Grâce à une forte présence syndicale sur le lieu de travail, nous pouvons faire vivre nos droits. L’un des thèmes d’information et de consultation de l’accord des partenaires sociaux du gouvernement central concerne la santé et la sécurité. Mais la Commission européenne estime que les travailleurs des administrations centrales ne méritent pas ce droit dans le droit communautaire et refuse de demander au Conseil européen d’appliquer l’accord. Les demandes des travailleurs d’être informés et consultés sur la manière dont les employeurs gèrent le stress et l’insécurité des travailleurs lors d’une réorganisation dans une grande société de conseil commerciale, par exemple, sont protégées par le droit communautaire, mais la Commission estime que vous n’avez pas besoin de cette protection lorsque votre employeur est une agence gouvernementale qui impose une restructuration. Les syndicats et les employeurs qui ont négocié l’accord des partenaires sociaux ont conjointement fait savoir à la Commission qu’ils ne sont pas d’accord avec sa décision et demandent que cette décision fasse l’objet d’une discussion.

Journée internationale des travailleurs

L’autre événement mondial à venir est le 1er mai. Mettre fin à l’exploitation des femmes et des hommes et présenter nos propositions pour un autre monde est une source d’inspiration pour des millions de personnes à travers le monde. Pour les travailleurs du service public européen et nos syndicats, ce sera un moment supplémentaire pour défendre la démocratie au travail et dans la société. Les droits à l’information et à la consultation sont essentiels pour aider les travailleurs et les personnes qui ne sont pas intimidés par leurs employeurs et leurs gouvernements. Nous avons vu plusieurs pays européens chuter dans le classement mondial de la liberté de la presse de 2018, la liberté des médias étant en recul à Malte, en Serbie, en Slovaquie et en République tchèque. La Commission européenne doit comprendre que la démocratie sur le lieu de travail, qui inclut la protection des droits d’information et de consultation dans l’UE, est un élément clé de la création de sociétés démocratiques. Cependant, en refusant à ces travailleurs la protection de l’UE, la Commission fait le jeu des régimes autoritaires qui pensent que leurs employés sont simplement des sujets qui doivent obéir aux ordres. Comment lutter contre la mauvaise décision de la Commission européenne concernant l’accord entre les partenaires sociaux sera un des thèmes du Comité Exécutif du 8 et 9 mai. Les travailleurs du service public se révèleront prêts pour le challenge. *

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*Extrait de la Newsletter du 26 avril 2018

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