Un peu d’histoire…

///Un peu d’histoire…
Un peu d’histoire…2019-09-04T09:47:39+00:00

Bien que l’Union syndicale et d’autres syndicats européens se soient créés dans les années 1960, ce n’est qu’en 1974 que voit le jour l’Union des Syndicats qui deviendra l’Union syndicale fédérale en 1994.

Au début des années 1970, les personnels d’à peu près toutes les institutions européennes ou organisations implantées en Europe prennent conscience de la nécessité d’élargir leur action pour lutter contre la dégradation de l’esprit de coopération et des valeurs à l’origine de la construction européenne.

Ils veulent placer du personnel sur un pied d’égalité avec les autorités statutaires dans la négociation des conditions matérielles et morales de travail. À cet effet, ils veulent renforcer la coordination entre tous les syndicats d’organismes européens internationaux adhérents aux principes de l’ISP (Internationale des Services publics) et de la CISL (Confédération internationale des syndicats libres).

15, 16 et 17 mars 1974 à Ispra : création de la « Fédération provisoire » de l’Union des syndicats et adoption de la « déclaration d’Ispra » qui précise les valeurs des organisations membres et jette les bases d’un programme commun. Quelques mois plus tard, les 16 et 17 novembre 1974 (Congrès de Bruxelles) se tient le Congrès constitutif de l’Union des Syndicats des services publics européens et internationaux (U.S.S.P.E.I.)

Au cours de sa longue histoire, l’Union Syndicale a notamment obtenu :

  • Le droit de se syndiquer : le droit statutaire pour le personnel d’être membre d’une organisation syndicale ou professionnelle ;
  • Le droit de négociation et de grève : la reconnaissance statutaire du droit des syndicats à conclure des accords au nom du personnel, à négocier les conflits en son nom, et le cas échéant, à organiser des actions de grève ;
  • La méthode d’adaptation des rémunérations et des pensions ; Le Statut des fonctionnaires des Communautés Européennes, adopté par le Conseil, établit les conditions de travail, les droits et obligations de la fonction publique européenne. Il comprend notamment des dispositions établissant les principes fondamentaux de l’adaptation des rémunérations.

La Méthode a consacré deux principes fondamentaux. Le premier et le plus important est celui du parallélisme. Il vise à faire évoluer de manière parallèle – en termes de pouvoir d’achat – les rémunérations des fonctionnaires et celles des fonctionnaires nationaux (en moyenne des États membres). Le deuxième principe est celui de l’équivalence de pouvoir d’achat. Il signifie que quels que soient les lieux d’affectation des fonctionnaires communautaires, leur rémunération doit être calculée de manière à offrir le même pouvoir d’achat, à situation égale. C’est pourquoi les traitements de base sont accompagnés, selon les lieux de service, de coefficients correcteurs positifs ou négatifs destinés à garantir précisément cette égalité salariale.