Tristes nouvelles – Ils nous ont quittés

 

A l’heure où l’été débute et où nos pays se relèvent lentement de ces longs mois de confinement, l’Union Syndicale est en deuil : avec la disparition de Jean-Pierre Tytgat et de Roger Vancampenhout, ce sont deux piliers du syndicat qui nous quittent. Avec eux, s’en vont toute l’expertise et les compétences qu’ils mettaient au service de la défense du personnel des institutions européennes.

Ils étaient les grands ambassadeurs de l’Union Syndicale et mettaient en avant des valeurs telles que celles de la fraternité et de la solidarité. Ces valeurs, ils les ont défendues ardemment lorsqu’ils siégeaient à l’Union Syndicale Fédérale mais aussi dans leurs syndicats respectif, à Luxembourg et à Bruxelles. Cependant, leurs successeurs continueront de véhiculer ces valeurs chères à l’Union Syndicale et poursuivront le combat que ces deux piliers ont mené.

Après la disparition de Ludwig Schubert, l’an dernier, celles de Jean Pierre Tytgat et Pierre Vancampenhout viennent rallonger la liste des douloureuses disparitions.

Les membres du comité fédéral (USF) et du comité exécutif de l’USB s’associent à la douleur de leurs proches, partagent leur peine et leur adressent leurs plus sincères condoléances.

Des hommages à ces grands dirigeants seront rendus dans les différentes instances de l’Union Syndicale.

 

Lisez ici le mot du président de l’Union Syndicale Fédérale concerant Monsieur Tytgat :

 

Je suis au regret de vous annoncer le décès de Jean Pierre TYTGAT, survenu vendredi 10 juillet au soir. Une grave maladie lui avait été diagnostiquée début avril. Les médecins espéraient que les traitements maitrisent le mal, mais « On » en décida autrement.

Jean-Pierre a toujours été un fervent défenseur de l’Union Syndicale et en particulier de l’USF. Il s’était fermement opposé à la sortie de l’USL du Fédéral. Il m’aida à créer l’USF Luxembourg. Digne héritier des grandes figures du syndicalisme de notre Maison et travailleur infatigable, il était engagé, motivé : certains se rappellent peut-être de son appel à l’action politique lors de notre Congrès à Bratislava.

Il fut mon Mentor dans le syndicalisme, mentor au sens noble du terme : il partageait ses connaissances, ses sources d’information, son réseau et il acceptait la critique et la remise en cause  pour le bien de tous. Il fut par exemple le 1er à créer un CD Rom où il compilait régulièrement la jurisprudence en fonction des articles du Statut de la Fonction Publique Européenne : même les HR lui demandaient son CD Rom qu’il avait baptisé fort justement « Dédale » car il permettait de trouver son chemin dans le capharnaüm de nos textes. Comme tout un chacun, il avait ses défauts, notamment une énergie débordante qui faisait apparaitre tout discours d’autrui bien pâle.

Il fut mon Mentor, il devint un Ami. Il est parti. Est-il vraiment parti ?

On n’exprime jamais assez nos sentiments, émotions et affection aux personnes qu’on aime et apprécie.

 

Lisez ici le mot d’Olivier Petsch, membre du Comité exécutif de l’USB, adressé à Roger Vancampenhout :

 

J’ai débuté à l’Union Syndicale Bruxelles alors que Roger est parti à la pension. Mais notre chemin s’est cependant croisé un peu avant. J’étais éducateur à la garderie postscolaire sous contrat de droit privé belge et délégué syndical FGTB, lui était président du Comité Local du Personnel (CLP) à Bruxelles.

Alors que l’administration, ainsi que la majorité des organisations syndicales internes (OSP) nous refusaient le droit d’être représentés par un syndicat belge et d’avoir une délégation du personnel, Roger Vancampenhout et l’Union Syndicale nous ont soutenus et aidés. Grâce à Roger et aux camarades de l’US, la base légale d’une délégation professionnelle dans les crèches et garderies a été fondée. Il a dû batailler contre une majorité d’OSP farouchement opposée à cette idée mais il nous a permis de remporter ce combat.

Merci Roger, de moi personnellement et au nom du personnel des crèches et garderies pour nous avoir ouvert cette porte essentielle à l’époque.

Tu me manqueras mon ami, mais tu ne seras pas oublié. Repose en paix.